mercredi 30 avril 2008

ça bosse ?

En cette veille de premier mai et fête du travail, où que vous soyez dans ce vaste monde, je vous envoie ces quelques fleurs porte-bonheur et je formule pour vous quelques voeux....

A celles et ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un travail, je souhaite qu'ils en trouvent enfin très vite ....

A celles et ceux qui eux travaillent beaucoup pour gagner plus (ou moins)... je souhaite un peu de repos , bien mérité!!!

A celles et ceux qui se lancent avec courage et détermination dans de nouvelles aventures professionnelles, je souhaite réussite et prospérité.

Enfin, à celles et ceux qui , comme moi travaillent chaque jour avec ardeur à se couler douce, je souhaite de pouvoir continuer ainsi le plus longtemps possible ....

Du travail, du travail, encore du travail !!!

Oui, mais avec modération car , comme le disait le poëte : le travail c'est la santé, rien faire c'est la conserver !!!

Je vous embrasse tous très fort

A bientôt

vendredi 25 avril 2008

Le pain de Mina

Il est un moment inoubliable lorsqu'on effectue un séjour à l'auberge d'Abdelmoula. Toutes celles et ceux qui lisent mon blog et qui ont vécu cet instant ne me démentiront pas, bien au contraire!!!!
Ce moment, c'est le petit déjeuner que nous prenons sur la terrasse dès les premiers beaux jours. La tirasse, comme l'appelle Abdelmoula est construite sur les toits de l'auberge. De là, installés sur des coussins multicolores, on embrasse des paysages magiques : la palmeraie ponctuée d'anciennes casbahs de terre, les sommets encore enneigés de l'Atlas , les immensités pierreuses du reg , les montagnes du Saghro. La lumière du matin est celle que je préfère surtout quand le soleil est au rendez-vous.

Sourire aux lèvres , Soufiane, le jeune serveur apporte le petit dejeuner . Dans une grande panière en osier un large pain préparé par Mina. Ce pain fait maison est un véritable délice, et quand on y a gouté, on ne peut plus s'arrêter. N'est ce pas Eric!!!!
Chaque matin , Mina se lève à 6h00 pour préparer sa "fournée" dans la petite salle réservée à cet usage. Elle commence par pétrir plusieurs kilos de pâte qui lui permettront de cuire 25 grandes galettes. Pendant que la pâte repose, Mina prépare les kanouns dans lesquels elle cuira les pains. Pour cela, sur le fond du premier kanoun , elle dépose des branchages et des morceaux de bois secs qu'elle embrase à l'aide de feuilles de palmiers enflammées. Pendant un moment, elle alimente ainsi le feu pour le faire grossir.

Quand il est bien parti et que les parois du four en terre sont bien chaudes, elle saisit les branches en feu et les déposent dans un autre kanoun qu'elle alimente à son tour.

Revenant au premier four, elle couvre les braises avec une pelle en métal , puis essuie les parois du four avec un chiffon humide en prenant soin de ne pas se bruler les doigts. Dans la grande cuvette posée à même le sol, elle prélève un morceau de pâte qu'elle humecte. Faisant fi de la fumée qui envahit la pièce et pique les yeux jusqu'aux larmes, elle travaille son paton adroitement jusqu'à obtention d'une large et fine galette qu'elle applique soigneusement sur les parois du four.
Ensuite, elle couvre le haut du four avec un carton et s'occupe du deuxième four en attendant que le pain soit cuit.

Une dizaine de minutes plus tard, à peine, le pain est cuit. Mina le décroche délicatement et le pose sur la pelle qui recouvre les braises pour lui donner une belle couleur dorée.

Le pain est prêt à être servi. tout chaud, tout doré, tout croustillant . Hummm , Allez-y les gourmands!!!!


dimanche 20 avril 2008

Pour Annie

Un grand, un énorme bonjour à tout le monde.

Laurent a repris "son dur labeur" à Mohammedia . Les Boitos sont rentrés en France après une semaine bien remplie . Moi, je suis encore dans le sud du Maroc pour quelques jours.

J'ai pris beaucoup de retard pour vous raconter nos journées car mon ordinateur portable a décidé de ne plus collaborer à mes envolées littéraires. La panne semble très sérieuse et la remise en état incertaine... J'ai donc moins d'opportunités pour me connecter et prendre le temps de rédiger mes messages.

Qu'à celà ne tienne, je ne vais pas vous laisser sur le bord de la route et je vais reprendre mon récit au moment où Nathalie, Eric et moi avons quitté Mohammedia la nuageuse pour nous rendre dans le sud où nous étions assurés par monsieur Méto d'avoir rendez-vous avec le soleil et la chaleur.

C'est donc avec une joie non dissumulée que nous avons mis le cap sur le grand Sud marocain: destination la palmeraie de Skoura qui se trouve à environ 50 km à l'est de Ouarzazate. Pour rejoindre Skoura, en provenance de Mohammedia, il faut tout d'abord aller à Marrakech puis, franchir l'Atlas en empruntant sur près de 200 km la route du Tizin'tichka (le col des paturages).
Un long serpent de virages étroits et serrés où se croisent des camions aux chargements impressionnants s'élève dans la montagne à travers des paysages somptueux avant de redescendre sur le versant saharien du Haut Atlas. J'ai pris cette route bien des fois, toujours avec le même émerveillement mais aussi toujours avec la même appréhension. Car, si elle est une des plus belles route du Maroc elle est aussi malheureusement une des plus dangeureuses.

Cette fois, une puissante tempête de sable nous accompagne sur une bonne partie de la route. Le spectacle est très impressionnant et constitue un décor fantastique. Le vent courbe les arbres, allant jusqu'à casser des branches qui tombent sur la route. Le sable et la poussière tourbillonnent autour de nous, nous enveloppant d'un nuage opaque qui pique les yeux. Mais celà ne perturbe pas les nombreux marchands de faux fossiles et cailloux en tout genre qui , à l'approche du col, bordent la route espérant vendre leur marchandise aux voyageurs. Ici et là, contre quelques dirhams et à l'instar de leurs ainés, des gamins tendent des bouquets de thym et autre herbes médicinales aux conducteurs. Foulards au vent, des femmes et jeunes filles s'activent dans les champs.
Malgrès la tempête nous cheminons vers notre but, admirant les villages qui s'étalent sur les contrefort de la montagne et se confondent avec elle.


A l'approche de Ouarzazate le vent ne faiblit pas et les nuages ne laissent que peu de place au soleil. Nous poursuivons notre route au milieu d'un paysage lunaire. Bientôt surgissent les premiers palmiers de Skoura. Nous quittons la route pour prendre la piste qui nous mène à l'auberge de notre ami Abdelmoula. Il est là qui nous attend , fidèle au poste affichant son éternel sourire.

Perchés sur la "tirasse", qui domine la palmeraie savourant un thé à la menthe et quelques patisseries, le temps est aux présentations et aux retrouvailles. Le vent ne s'est pas calmé, le soleil n'est pas au rendez-vous comme prévu mais qu'importe, les amis sont là et c'est bien cela le plus important.

lundi 14 avril 2008

Branle bas de combat à Mohammedia

Après un "long" silence, du à l'absence de connexion Internet, je reprends le clavier pour vous donner quelques nouvelles . La machine à remonter le temps nous ramène au 8 avril...

En ce mardi matin, je scrute le ciel avec une certaine inquiétude. Il faut dire que la veille des trombes d'eau sont tombées sur la région et que je suis rentrée de Rabat trempée jusqu'aux os. Pour le moment, le ciel est assez clair et le soleil semble vouloir montrer le bout du nez mais les arbres sont agités par un vent qui souffle très fort qui n'est pas de bon augure.

Délaissant mes préoccupations météorologiques, je m'affaire aux fourneaux : aujourd'hui, la maison va être bien pleine.

En fin de matinée, Richard et ses amis, nos premiers visiteurs frappent à la porte. Richard est membre d'Azekka mais aussi membre de l'association "La jeunesse mandoliniste d'Hagondange". Cette année, la JMH s'est mobilisée autour d'un projet solidaire "la caravane de l'amitié". Pendant plusieurs mois, les musiciens ont donné des concerts dans leur région. Ils ont ainsi collecté des fonds, des vêtements et des fournitures scolaires. Mi avril, toute la troupe va venir à Skoura , près de Ouarzazate, pour donner 3 concerts solidaires et remettre leur "butin" à des associations partenaires d'Azekka. Richard et Marie Thérèse précèdent la troupe avec les instruments de musique. Pour leur prêter main forte, Arlette, Bernard, Paulette et Jean ont fait le déplacement avec leurs camping cars. Ce soir, ils font étape à Mohammedia pour prendre dans leurs véhicules du matériel entreposé à la maison et destiné à un autre projet dont je vous parlerai une autre fois : "les malles éducatives pour les jardins d'enfants".

Après le déjeuner, mes invités partent faire un tour à la plage pendant que je m'active à nouveau dans la cuisine. C'est que ce soir, il y a deux personnes de plus, et quelles personnes : Nathalie et Eric (les parents d'Aurélia, notre belle fille) viennent nous rendre visite et nous sommes très heureux de passer une semaine en leur compagnie. Ils arrivent avec Laurent vers 17h00. Sitôt installés, nous enfilons les blousons car le vent continue à souffler très fort et nous allons voir la mer ...
Nathalie ne résiste pas à l'envie de se tremper les pieds .... et le bas du pantalon car les vagues intrépides et joueuses viennent lui chatouiller les mollets par surprises.... Un peu plus tard, nous retrouvons nos compagnons pour une virée à la médina toujours aussi animée pour le plus grand plaisir de tout le monde.

La soirée s'avance. Après un apéro venu de France dans les valises des voyageurs, nous nous installons autour de la table pour un repas à la marocaine: tajine d'agneau aux fèves , pâtisseries orientales et thé à la menthe. Les langues se délient, les rires fusent, l'ambiance est à la bonne humeur. Une seule ombre au tableau pourtant : alors que le soleil est annoncé à Skoura où se rendent nos nouveaux amis musiciens, les prévisions météo pour la semaine à venir sont très mauvaises dans la région de Mohammedia. Le vent et la pluie risquent de compromettre le séjour des "Boitos" , ce qui me contrarie beaucoup.

A moins que..... il reste 3 places dans les camping cars . Mieux encore, il y a une chambre de libre chez l'ami Abdelmoula, l'aubergiste chez qui se rendent nos amis lorrains. Quelques instants de réflexion et.... c'est décidé, nous partirons avec eux demain matin. Sitôt dit, je prépare ma valise à la hâte puis nous allons nous coucher.

Demain est un autre jour ...... que je ne manquerai pas de vous raconter très bientôt!!!

samedi 5 avril 2008

Suivez le guide

Depuis maintenant 3 semaines que nous sommes installés à Mohammedia nous avons eu le temps de prendre quelques repères Il est grand temps de vous proposer une petite promenade de cette ville au 1000 visages que nous aimons décidément beaucoup. Vous êtes partants? Alors, enfilez une bonne paire de chaussures, prenez un petit coupe vent car en bord de mer, ça souffle, chaussez vos lunettes de soleil et badigeonnez vous de crème solaire car depuis quelques jours "esta caliente el sol"....

Et c'est parti pour 3 heures de balade à pied , à la découverte de Mohammedia.

Départ par le boulevard principal qui relie la cité balnéaire et résidentielle à l'ancienne casbah. De part et d'autre de cette large avenue s'étalent des immeubles de standing et d'imposantes villas. Constructions tarabiscotées cachées au milieu de jardins luxuriants ceints par de hauts murs de pierre ou des haies d'ibiscus en fleurs devant lesquels attendent patiemment chauffeurs , 4x4 et autres grosses cylindrées. Très class ... tout le gratin de Mohammedia niche ici.... Mais là comme souvent au Maroc, les espaces collectifs ne sont pas entretenus et parfois jonchés de détritus. Dans ce cadre là, ça détonne un peu.

Nous dépassons les façades de plusieurs clubs de fitness, les terrasses de quelques restos chics, des écoles privées aux grilles et jardins rutilants, des salons de thé.... A mesure que nous avançons vers la gare, les habitations changent d'allure et annoncent des quartiers plus populaires. Là , ce sont de gros cubes ayant perdus leur blancheur initiale , ici des immeubles qui ressemblent de près à nos HLM. Des ruelles ombragées sortent les rires d'enfants , les cris de quelques mamans qui essayent de rassembler leur progéniture. Par les fenêtres ouvertes, sortent de délicieuses odeurs de tajines qui nous mettent en appétit .

Nous prenons la direction de l'ancienne casbah au centre de laquelle se trouve la charmante petite place de l'ancienne mosquée toute de blanc vêtue. De jour comme de nuit cet endroit est toujours très animé. Les commerçants déballent leurs marchandises devant leurs échoppes, sur le trottoir ou sur des charrettes. On vend un peu de tout, on s'attable pour manger des merguez ou des poissons frits. Nous aimons beaucoup ce petit souk très typique, très local loin des clichés touristiques des grandes médinas. C'est là que jour nous venons faire quelques emplettes: fruits, légumes, viande ou poisson et acheter notre pain, à l'une des nombreuses gamines cachées derrière leur petit étalage.

Et la mer dans tout ça, me direz-vous? Elle est là toute proche, à deux pas de l'ancienne muraille. D'ailleurs, en tendant l'oreille, on entend déjà le bruit des vagues. Nous débouchons sur la plage de Mohammedia. En ce dimanche ensoleillé, il y a beaucoup de monde. des marocains essentiellement mais aussi des européens résidant ou en vacances.

Une petite soif, ça tombe bien , il y a là en bordure de plage des quantités de cafés . Nous nous attablons à une terrasse pour siroter un thé à la menthe et observer le monde qui nous entoure. Justement, passe un groupe de femme et de jeunes filles. Les unes portent la djellaba traditionnelle d'autres sont vêtues à l'européenne. Certaines se veulent résolumment à la pointe de la mode mais leurs tenues très clinquantes, (il faut que ça brille) et un soupçon provocantes ne sont pas du meilleur effet. Éléments indispensables de toute tenue moderne ou traditionnelle: la paire de lunettes de soleil et le téléphone portable....

Nous reprenons notre route mais cette fois en longeant l'immense plage qui nous ramène à la maison. Le vent nous apporte tour à tour des parfums d'algue et d'iode et des effluves d'orangers en fleurs. Un délice.... Nous croisons de jeunes couples qui se promènent main dan la main, des familles venues pique niquer sur le sable avec les enfants qui s'ébrouent dans les vagues, des pêcheurs . Un peu plus loin, voici le coin des des sportifs. Des garçons athlétiques réalisent des cabrioles impressionnantes sur le sable. D'autres , perchés sur leurs planches de surf, préfèrent se mesurer aux énormes rouleaux qui déferlent sur la plage. Pas une seule fille ne se risque à ces jeux. Assises sur la plage, elles se montrent très attentives aux prouesses des garçons et leur jettent des œillades on ne peut plus évocatrices....

Marcher dans le sable devient fatiguant, j'en vois qui traîne la patte!!!! Nous reprenons la route et nous nous entassons dans un grand taxi : 4 derrière et 2 devant sans compter le chauffeur bien sur. Celui-ci parle un peu le français et nous propose, moyennant un petit supplément, de nous raccompagner à la résidence en passant par les "faubourgs de Mohammedia". Nous visitons ainsi d'autres quartiers (au milieu des quels on aperçoit ici et là des bidonvilles) : les universités, le parc artisanal et industriel, le port pétrolier, d'autre résidences huppées ou plus populaires.

Vous avez aimé cette promenade? Alors c'est tant mieux mais.... n'oubliez pas le guide!!!!

Bisous - A bientôt