dimanche 20 avril 2008

Pour Annie

Un grand, un énorme bonjour à tout le monde.

Laurent a repris "son dur labeur" à Mohammedia . Les Boitos sont rentrés en France après une semaine bien remplie . Moi, je suis encore dans le sud du Maroc pour quelques jours.

J'ai pris beaucoup de retard pour vous raconter nos journées car mon ordinateur portable a décidé de ne plus collaborer à mes envolées littéraires. La panne semble très sérieuse et la remise en état incertaine... J'ai donc moins d'opportunités pour me connecter et prendre le temps de rédiger mes messages.

Qu'à celà ne tienne, je ne vais pas vous laisser sur le bord de la route et je vais reprendre mon récit au moment où Nathalie, Eric et moi avons quitté Mohammedia la nuageuse pour nous rendre dans le sud où nous étions assurés par monsieur Méto d'avoir rendez-vous avec le soleil et la chaleur.

C'est donc avec une joie non dissumulée que nous avons mis le cap sur le grand Sud marocain: destination la palmeraie de Skoura qui se trouve à environ 50 km à l'est de Ouarzazate. Pour rejoindre Skoura, en provenance de Mohammedia, il faut tout d'abord aller à Marrakech puis, franchir l'Atlas en empruntant sur près de 200 km la route du Tizin'tichka (le col des paturages).
Un long serpent de virages étroits et serrés où se croisent des camions aux chargements impressionnants s'élève dans la montagne à travers des paysages somptueux avant de redescendre sur le versant saharien du Haut Atlas. J'ai pris cette route bien des fois, toujours avec le même émerveillement mais aussi toujours avec la même appréhension. Car, si elle est une des plus belles route du Maroc elle est aussi malheureusement une des plus dangeureuses.

Cette fois, une puissante tempête de sable nous accompagne sur une bonne partie de la route. Le spectacle est très impressionnant et constitue un décor fantastique. Le vent courbe les arbres, allant jusqu'à casser des branches qui tombent sur la route. Le sable et la poussière tourbillonnent autour de nous, nous enveloppant d'un nuage opaque qui pique les yeux. Mais celà ne perturbe pas les nombreux marchands de faux fossiles et cailloux en tout genre qui , à l'approche du col, bordent la route espérant vendre leur marchandise aux voyageurs. Ici et là, contre quelques dirhams et à l'instar de leurs ainés, des gamins tendent des bouquets de thym et autre herbes médicinales aux conducteurs. Foulards au vent, des femmes et jeunes filles s'activent dans les champs.
Malgrès la tempête nous cheminons vers notre but, admirant les villages qui s'étalent sur les contrefort de la montagne et se confondent avec elle.


A l'approche de Ouarzazate le vent ne faiblit pas et les nuages ne laissent que peu de place au soleil. Nous poursuivons notre route au milieu d'un paysage lunaire. Bientôt surgissent les premiers palmiers de Skoura. Nous quittons la route pour prendre la piste qui nous mène à l'auberge de notre ami Abdelmoula. Il est là qui nous attend , fidèle au poste affichant son éternel sourire.

Perchés sur la "tirasse", qui domine la palmeraie savourant un thé à la menthe et quelques patisseries, le temps est aux présentations et aux retrouvailles. Le vent ne s'est pas calmé, le soleil n'est pas au rendez-vous comme prévu mais qu'importe, les amis sont là et c'est bien cela le plus important.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Coucou !

vraiment sympa ton blog ! ça nous fait voyager et rêver à d'autres horizons
.....
Bientôt, nous mettons le cap sur....devine ???? La Cappadoce !

Amitiés
Raymonde & Fred

Anonyme a dit…

c'est super de vous suivre dans votre voyage. nous vous embrassons
A bientôt
Les voisins